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=> Bibiographie de G. Loridon


Découvez les ouvrages rédigés par Gérard Loridon

 

Gérard LORIDON - 1ère Partie

De la cloche de plongée au Scaphandre autonome……ou Chroniques personnelles de la démystification de légendes et rumeurs…

(Par Gérard Loridon, Scaphandrier de son état depuis 1953, fondateur du Musée DUMAS, auteur de quelques ouvrages conséquents) Surtout élève attentionné du Pharmacien Chimiste Principal René Perrimond Trouchet qui m’a appris qu’il ne fallait pas croire à tout ce qui était écrit sans tenter de le vérifier, même et surtout avec de l’imagination…

Il n’est pas facile d’écrire une synthèse sur un tel sujet, tellement vaste, mais ô combien passionnant car comme le disait mon Pacha et ami Philippe Tailliez :

« L’enthousiasme est la seule vertu »


Rien que la plongée dans l’Antiquité pourrait faire l’objet de nombreuses pages.
La mer a toujours attiré les hommes. Tout d’abord sur le plan alimentaire, ensuite pour la conquête de ses rives, enfin pour ceux qui, curieux, voulaient aller voir ce qui se passait, au-delà du rideau de la surface.
Le plus curieux d’entre eux, après les Grecs dont parle Homère, les Assyriens, les Perses… serait Alexandre le Grand.
S’en revenant de guerre, il se serait arrêté un moment sur les bords de la mer rouge pour s’offrir, tel un GM du club Med quelques vacances « pour aller sous la mer » Tout comme nous, il a bricolé son matériel de plongée ce fabricant une cloche avec des peaux de bêtes et un hublot de verre.
Partant de là, la légende a fait son chemin, le condamnant à rester sept jours sous les eaux. Ce qui peut se comprendre, car, mis a part les problèmes du gaz à respirer, il assistait pour ainsi dire à la première séance du grand film sous marin. Que d’images à découvrir…
Il fit école, bien d’autres ont suivi.

Mais avant d’aller plus loin, il faut s’arrêter à Archimède qui ne se mouillant pas ou très peu, plongé seulement dans sa baignoire, découvre le principe de la flottabilité. Le dit principe va servir de base à nos besoins d’immersion, sans doute. S’il est exact que « le corps plongé dans un liquide, subit une pression de bas en haut… cetera » Je ne suis pas si sur de son exactitude. Surtout, quand je songe aux nombreux outils et autres matériels perdus pendant toutes mes plongées professionnelles. J’irais plus loin en terminant cet exergue de ce mathématicien grec fameux par une autre formule que nous avions jugé bon d’apporter disant que « ce qui n’était pas remonté au bout de quelques heures était considéré comme perdu… » Ce qui faisait bien notre affaire nous permettant ainsi de nous constituer des caisses à outils conséquentes… qui subiraient par la suite les effets archimédiens décrits plus haut ! Avec les mêmes conséquences !

Il n’en reste pas moins vrai que l’invention d’Alexandre ne sera pas détrônée de sitôt ! Des théoriciens fumeux, il y en avait déjà, préfigurant ceux qui nous abreuvent à longueur de journées dans la petite lucarne, ne laissèrent passer aucune occasion d’inventer des engins pour le moins surprenants.
Ces appareils dangereux au possible, sont très bien représentés sur de dignes parchemins. La gravure en est fine et délicate. Dont le célèbre De Re Militari de Végèce. Ajoutons y un peu de Diégo Ufano. Sans oublier l’anglais, Roger Bacon incapable de parler sérieusement de la cloche d’Alexandre.
A vous donner envie d’essayer.

Et puis surtout le mot désignant ces plongeurs d’essais, les « Urinatores » n’a pas cessé de conquérir nos pages d’histoires subaquatiques. Ces malheureux, ancêtres de nos scaphandriers et plongeurs professionnels, ne vivaient pas vieux selon ce qu’il en est dit, démontrant par là le peu de fiabilité des méthodes et appareils utilisés
La palme appartient cependant au meilleur, ou plutôt au plus illustre de ces technocrates anciens, Léonard de Vinci.

Ayant la chance d’être remis au goût du jour, dans un genre littérairement correct, par un romancier d’outre-atlantique il se voit être celui qui, préfigurant Jules Verne à tout inventé.
Jules Verne lui se servait à profusion des études et réalisations de son siècle pour en faire un usage romancé. Nous y viendrons à son tour.
Léonard de Vinci est inventeur, créateur, novateur de génie clame si fort, nos contempteurs modernes. Il n’en est hélas rien, en tout cas en matière de plongée sous marine.
Attardons-nous un moment sur ses écrits, son fameux Codex Atlanticus.
Il est notable d’y découvrir que contrairement à ce que nombre de sites Internet affirment, il n’y est pas fait état de palmes mais de gants natatoires. Outils mal commodes dont personnes ne s’est jamais servi.
Que dire de sa découverte, toute théorique, car il n’a jamais rien essayé, du tube fixé a la surface sur un flotteur et qui mis en bouche va vous permettre de vous immerger. Je ne vous ferais pas l’insulte de vous commenter les possibilités restreintes de cette invention. Pour Léonard je conclurais que si ses appareils aériens sont de la même veine, il ne faut pas être surpris qu’il ait fallu attendre Clément Ader pour nous faire quitter le sol.

Nous allons continuer ainsi et passer maintenant à du plus sérieux.
Oui il y en a eu, par exemple, Robert Boyle un irlandais et un français Edme Mariotte. Eux ne savent pas qu’entre 1662 et 1676, ils vont mettre au point des règles et principes qui feront plancher nos jeunes fous de mer actuels pour passer leurs niveaux FFESSM.
Edmond Halley est celui qui après quelques autres essais plus ou moins fructueux va reprendre d’une façon réaliste le principe de la cloche de plongée.
Et lui va y arriver. Il en fera un outil de travail qui sera largement exploité. Normal, ce Halley n’était pas n’importe qui. C’est lui qui découvre une comète, ayant un cycle de révolution de 76 ans. Elle doit revenir nous rendre visite en 2061. C’est précis quand même.
Nos météorologues et surtout nos astrologues ne sont pas capables d’en faire autant. Alors pour la plongée il est possible de le croire.
Mais où nous allons à nouveau rentrer dans le chapitre de l’application difficile c’est sur le moyen utilisé pour approvisionner sa cloche en air.
Car, le plongeur qui est dedans a déjà vu son volume d’air diminuer au cours de la descente. Il va en consommer encore une partie, tout au loin l’O2 rejetant le reste… Ce reste azote + CO2 ne va pas lui faire du bien.
Alors Edmond, un savant, un vrai se dit qu’il faut renouveler tout ça. Il va donc envoyer de l’air en tonneaux qui seront débondés en arrivant sous la cloche. Et bien là je n’aurais pas voulu y être !

Le maniement de l’ouverture ne devait pas se faire avec une vanne délicate, non, on ouvrait le bouchon et tout arrivait d’un seul coup ! Boum dans les oreilles ! Et répétition pour refaire le plein. Le, ou les malheureux qui étaient dans la cloche devaient en prendre un sacré coup ! Alors, c’est loin d’être parfait. Il va plus loin l’Anglais, en ravitaillant par le même système un plongeur qui lui à une mini cloche sur la tête. Tout cela, c’est divinement gravé sur encore de beaux papiers ! Je ne sais pas s’il s’est révélé un bon travailleur sous marin, mais par contre quel graphiste. Ne quittons pas Halley sur une mauvaise opinion. Non, son plongeur dessiné à côté de la cloche, c’est quand même l’ancêtre du scaphandrier à casque que nous allons trouver plus loin. Et sur lequel nous aurons beaucoup à dire. Personnellement ces scaphandriers, lourds, bien au-delà de cette appellation, ne m’ont pas laissé que de bons souvenirs…

Dans mes prochaines Chroniques je vous exposerais ce qu’il en était de :

  1. l’invention du Scaphandre du Chevalier Pierre de Rémy de Beauve
  2. le tonneau de Lethbridge
  3. le Scaphandre de l’Abbé de la Chapelle

 
 Et la suite….
  

 

Bibliographie :

    • La  Grande aventure des hommes sous la mer de mon ami le Commandant Claude Riffaud / Albin Michel
    • Une histoire de la plongée des mes amis Alain Forêt et Pierre Martin Razzi SUBAQUA Hors série.

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