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Gérard LORIDON - Biographie

Gérard Loridon / Scaphandrier mention A CL 3 / Vice Président Honoraire de l’association du Musée Frédéric Dumas


Né en 1933, rien ne me prédisposait à devenir Scaphandrier. Effectivement, mes parents me livrèrent à un maître nageur à l’âge de 7 ans et j’en sorti toujours aussi inapte à 14 ans !
C’est un prof’ de gymnastique qui me donna confiance dans la vertu portante de l’eau et me libéra de mon complexe en cinq minutes !
Rattrapant le temps perdu, je découvris la chasse sous marine en Corse à 17 ans et la plongée sous-marine et professionnelle dans une communauté ouvrière, la Sogétram à 18 ans !
A 21 ans en 1954, André Galerne, notre directeur, nous emmenait dans la mer de Cortés filmer des crevettes que nous n’avons jamais vu. En remplacement nos clients mexicains nous larguèrent sur une île déserte pour filmer  requins, phoques et autres bestioles…
L’Armée requérant mes services je deviens plongeur au GERS sous le commandement de Philippe Tailliez et René Chauvin. Je revins de ce stage militaire remplie de projets d’aventures grandioses. C’était l’époque où les « 4 du Moana »  faisaient le tour du monde de la chasse sous marine. Alors pourquoi pas nous trois copains qui en voulaient.
Quittant les brumes du Nord nous sommes devenus entrepreneurs de travaux sous marins dans le Var. Entrepreneurs certes, entreprenant sans aucun doute, car il affalait détrôner les scaphandriers lourds à casque qui tenait depuis deux siècles le marché et le haut du pavé
Alors au début, nous nous sommes nourris avec beaucoup de poissons. Actuellement nous serions morts de faim !
Mais, notre acharnement, notre hargne  nous permirent de faire surface et en quelques années d’être reconnus. Je devins ainsi chef d’entreprise. Nos travaux consistaient surtout en pose d’émissaires en mer destinés à envoyer au large tout ce qui coulait sur les plages.
J’ai couvert de tubes en PVC de différents diamètres et de toutes longueurs le littoral français de Menton à Banyuls. L’essentiel étant d’avoir entre 30 et 50 mètres à l’extrémité des rejets !
Mais à quarante ans, cette vie devenant routinière, j’abandonnais  les travaux sous marins pour monter en Corse une structure de chambres d’hôtes. Cela aurait pu être une réussite si des pétardements intempestifs n’avait rendu l’île moins hospitalière. Aussi au bout de trois années je revins sur le continent. J’avais cependant découvert la fièvre de l’or rouge auprès d’amis corailleurs. Je n’en étais pas trop atteint, me contentant seulement de prélèvements nécessaires à la confection de bijoux que je ne réussi pas à vendre en quantité suffisante pour en vivre, mais dont je couvris mon adorable épouse.
De retour sur le continent je repris mes activités et devins spécialiste en visite d’ouvrages immergés, (Ponts, Quais, barrages…) domaine où j’avais naquis depuis longtemps une large expérience.
Et c’est ainsi que j’ai terminé mon existence professionnelle
Les débuts de ma retraite furent actifs :

  • Participation à la création de l’association des pionniers de plongée professionnelle SCAPH’50
  • Tentative vaine d’obtention d’un régime de retraite spécial pour les scaphandriers
  • Tentative vaine pour démontrer que le nettoiement des fonds marins doit être géré par des marchés publics donc confié aux entreprises de TSM
  • Participation au livre « Scaphandriers »
  • Créateur de l’Écho des grands Fonds, bulletin interne de l’Amicale des plongeurs Démineurs.
  • Cofondateur en 1994 du Musée de la plongée à Sanary dédié à Frédéric DUMAS
  • Actuellement membre de HDSF, Histoire du Développement Subaquatique en France
  • Auteurs de trois modestes ouvrages parus aux Éditions des Presses du Midi, "A table Scaphandriers", "Jacques de Porquerolles", "Plongées au GERS 1954/57"