Tétro a écrit:En fait si je puis me permettre, le monsieur, il fait un travail de journaliste (de qualité sujette à caution) et pas d'ethnologue.
C'est possible, mais alors si tous les journalistes faisaient un aussi long terrain ont auraient de bons papiers à lire.
Tétro a écrit:Par ailleurs sa méthode pèche par ceci: son titre extrêmement général pour une investigation extrêmement localisée
Il précise quand même son terrain "dahab", l'époque X. Mais c'est vrai que le titre aurait pu être plus précis mais ce serait sans fin et pas accrocheur.
Tétro a écrit:Tu crois vraiment que c'est sérieux son truc? Pour avoir une idée réelle il faudrait au moins avoir investigué dans plusieurs zones géographiques différentes.
Pas forcément et la généralisation n'est pas toujours ce qui est recherchée dans un premier temps. La description est une première étape de l'enquête ethnographique. L'établissement de lois "générale" vient en dernier. Mais il se peut aussi que cette impression de généralités rapide vient de la forme du récit proposé plus haut. C'est sans doute un condensé d'un ouvrage ou mémoire de 300 ou 400 pages. Dans ces conditions, on est obligé d'aller à l'essentiel. Si on veut en savoir plus, ou se faire une idée plus précise sur les fondements de ce qu'il avance, il faut mettre les mains dans le cambouis et se procurer le document de référence. Sans cela, c'est peut-être brasser du vent, tu ne crois pas ?
Tétro a écrit:(Tout le monde a bien compris que je ne crois pas que les plongeurs français plongent tous bourrés après 14h00

)
Encore que... il y aurait peut-être quelque chose à investiguer ici.

Mais j'ai bien compris ce que tu voulais dire.
Tétro a écrit:Au niveau de la littérature médicale son histoire est tout au plus un "Case Report" titré en français "A propos d'UN cas"
En ethno, comme je l'ai écrit plus haut, on appelle cela une
monographie qui est le genre littéraire traditionnel de la discipline.
Tétro a écrit:Le gars il est plongeur (manifestement), il se dit ethnologue OK. Il observe, il raconte. Il entoure ses observations de jargon plus ou moins ethnologique et psychologique. Mais une fois que tu as fais le tri... Ben il ne reste pas grand chose.
Là dessus, je te rejoins sur le fait que l'intérêt de cet article pour un plongeur n'est pas forcément évident. Comme quoi, chacun voit midi à sa porte. Après, d'en être scandalisé, je trouve que c'est exagéré. Et le fait de le "balancer" ne lui portera aucunement atteinte (lui est couvert s'il a bien travaillé: entretiens enregistrés, films, photos, notes, etc...). Par contre, les pros PADI de Dahab, qui travaillent sur place risquent maintenant d'être suivis de prés. Au final, c'est sur eux que ça pourrait retomber.
A plus
