Une plongée, une expérience

La plongée souterraine...
Mercredi, 13 Janvier 2010 00:00 - 310 Vues

plongée souterraineEtant je dois l’avouer, plus amateur d’ambiances, que de bio, il devenait pour moi, presque logique de m’orienter vers la plongée souterraine. Mais comment concilier curiosité et une certaine claustrophobie, liée à l’angoisse de la plongée sous plafond, en plus de la crainte du mot « étroiture ».


Plusieurs éléments majeurs, ont très largement contribués à cette orientation. Tout d’abord, une photo que beaucoup d’entre vous ont certainement vus, celle du puits n°4 du Ressel dans le Lot, photo prise par Sebastien Lissarague. Ensuite un intérêt grandissant de mon binôme pour cette discipline, en plus d’une envie de me mettre à l’épreuve.


En fait, ma toute première expérience, a été compromise par une météo des plus détestables à la Douix de Chatillon, en Bourgogne un début avril 2008. Avec toutefois une approche de l’entrée principale qui est une étroiture, légère mais tout de même. L’effet Venturi et la violence du courant interdisant toute pénétration dans la galerie. La frustration me tenait, et je voulais en savoir plus. 2 tentatives n’y feront rien, la météo était contre nous ce jour là.


Ma vraie première expérience s’est déroulée quelques mois plus tard, en décembre 2008. Bertrand mon binôme, et moi décidâmes de retenter l’expérience dans la Mecque de la plongée sout’ (c’est souvent comme ca qu’on dit dans le milieu), je veux bien sur parler du Lot.

 


Pour nous la découverte était au « pluriel ». Par la découverte d’une région qui nous était méconnue, la gentillesse de ses habitants, la richesse géologique, sa très belle architecture, ses paysages magnifiques et bien sur, un joyau de notre gastronomie nationale. Çà, nous connaissions déjà.


Nous avions bien sur déjà visionné les vidéos disponibles sur le net, et, étions toujours à l’affut de belles photos.
Le cadre et l’organisation, tout semblait parfait, et ca l’était.

 

plongée souterraine


Le matin nous partîmes tôt, par une température de 5°, à quelques jours de Noël, sous un magnifique ciel immaculé. Dans nos regards complices, Bertrand et moi-même partagions angoisse, et excitation. Arrivés sur place, nous partons explorer les lieux, l’accès, la mise à l’eau, et, retour aux voitures pour décharger le matériel, et on s’équipe, en vérifiant et revérifiant nos configurations. Nous allions plonger au Ressel.


Notre première plongée sout’ allait se dérouler au Ressel. Mise à l’eau, et nous nous dirigeons vers notre point d’immersion, les dernières vérifications, un dernier regard, et nous nous immergeons.


L’eau est claire, froide, quelques troncs d’arbre comme des squelettes, trainent au fond, nous atteignons les 6 mètres et se dessine bientôt, l’entrée, un peu plus étroite qu’à l’habitude parait il, remblayée par les alluvions du Célé. Je ne suis pas le premier de notre petit groupe et je suis instinctivement une paire de palme et qui disparait soudain comme avalée par la bouche d’un géant. Je m’introduis à mon tour, dans l’obscurité déjà troublée par les phares de mes compères.


La progression commence, religieusement. J’avance, d’une lenteur mal assurée, faire attention au palmage même si le risque de soulever quoi que ce soit est limité.  La respiration reprend enfin un rythme régulier. Ne pas oublier d’alterner les deux détendeurs, puisque nous avons isolé nos blocs, surveiller les manomètres, une attention constante afin ne pas de se prendre les palmes dans le fil, bien maitriser sa flottabilité, tant de choses à penser, mais le ballet des phares et cet éclairage si particulier qu’il provoque, nous ramène vite à cet univers minéral puissant et fascinant.


Dans la galerie, la visibilité est excellente, de gros blocs de pierre sont posés sur le sol, comme un travail de chantier inachevé mais, ils se sont seulement décrochés du plafond. Avec mon phare, je balaye les alentours, en retrouvant cette couleur sable que j’avais vu sur des photos, et les traces brillantes laissées par les bulles qui forment comme des flaques de mercure. Au sol comme sur les parois, on dirait qu’un sculpteur a façonné ces coups de gouge, mais il n’en est rien, l’eau et le temps en sont les auteurs. Le spectacle est saisissant.

 

Les marques sur le fil indiquent que nous sommes bientôt arrivés à notre point de demi-tour, 180 m, Il est temps de repartir. Le retour nous montre un autre aspect de la galerie, une autre découverte. Déjà nous apercevons la lueur au fond de la galerie, nous ressortons, et le courant nous pousse vers le point de mise à l’eau. Plongée terminée, dans nos regards brille encore l’excitation et l’émerveillement de ces instants magiques. Nous reviendrons, et nous sommes revenus. Nous avons pu faire l’été dernier, nos premières plongées en autonomes, et, nous sommes allés au fond du puits N°4, et nous y retournons après Noël.

 

 

plongée souterraine

 

Article rédigé par Harold de Nanteuil

Remerciements à Sebastien Lissarague pour l'utilisation de ses photos (www.photo-sub.com)

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COMMENTAIRES
Eddydiver  - Un beau recit !
"Merci de partager avec nous tes expériences souterraine."
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