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Surpoids et plongée sous-marine
02.04.09 - 185 Vues

Depuis les années 80 des études scientifiques on pu mettre en avant une possibilité de mise en cause de l’obésité dans le risque d’accident de décompression.

Ainsi on peut lire en 1984 dans Undersea Biomed Res 1984 Dec;11(4):395-406 (Dembert ML, Jekel JF, Mooney LW) :

 

U S Navy divers who did experience decompression sickness either before or after examination had significantly higher measures of skin fold thickness and weight when compared to those who remained free of decompression sickness. These findings suggest that obesity may be a contributory factor to the occurrence of decompression sickness.

 

D’autres auteurs comme « McCallum RI, Petrie A », confirment la même année, la même hypothèse.

 

En 1999, Carturan D, Boussuges A, Burnet H, Fondarai J, Vanuxem P, Gardette B, publient une étude avec entre autre, comme paramètre analyse, le tissus adipeux…

 

De notre coté nous avons donc décidé il y a quelques années d’analyser, par détection de bulles doppler, des plongeurs avec des caractéristiques correspondantes aux plongeurs de loisirs « standard ».

 

Un millier de plongeurs ont donc été testé après divers profils tout d’abord :
30m + 5 m pour 45 minutes de plongée.
Et 60m + 5 m pour 32 minutes.

 

Concernant les groupes de plongeurs en fonction de l’IMC, nous avons utilisé les regroupements standards, utilisés par la médecine, et retenus par l’OMS, à savoir :
Normal : 18,5 - 24.9
Surpoids: 25 - 29,9
Obésité > 30

 

Sans développer les résultats en détail, nous nous sommes aperçus, finalement, comme les autres auteurs, que plus l’IMC est élevé, plus les plongeurs avaient un degré de bulles élevés à un moment « clé » de l’analyse. (en moyenne 20 minutes après la plongée) Hormis cela, nous avons aussi et surtout constaté que le temps de désaturation était rallongé chez les plongeurs avec un IMC élevé.

 

Avec ces résultats, il a été relativement simple d’estimer mathématiquement dans un premier temps la majoration à proposer aux plongeurs. En fonction du taux de bulles mesuré au doppler.

 

Les mathématiques et la physiologie étant malgré tout très éloignées, nous avons vérifié à nouveau au doppler que nos résultats étaient fiables ; et réajusté en fonction du risque « acceptable » que nous nous sommes imposé, cela sur 350 plongeurs. En définitive, même si un seul paramètre ne peut être isolé nous avons obtenu une table relativement sécurisée, qui est à mi chemin entre la Gers65 et la MT92 en fonction du taux de saturation généré par le profil respecté.

 

Suite à cela nous avons mis au point une table de décompression.

 

Table de décompression IMC

 

 

Cette table de décompression est une première mondiale, dans le fait que nous tenons compte d’un paramètre physiologique important, défavorisant la désaturation : l’Indice de Masse Corporelle.

 

Pascal Zenatti - Directeur de Physio-Extrem

 

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